Skip to content

Voisinage

25:03:2009


Une découpe et deux plis dans une feuille de papier blanc,
et voilà un toit, voilà des murs, voilà une porte ouverte…

Voilà une maison posée sur son terrain.
Et une autre, une autre, une autre encore…

Voilà tout un voisinage.
Mille deux cents maisons, autant qu’il y a d’appartements dans la Zup de Bayonne! Un tapis de maisons, donc, mais sur lequel on ne marche pas. Nous sommes au Carré Bonnat, devant une installation de Philippe Jacques. C’est jour de vernissage. Quarante ans après leur construction, les sept immeubles de douze étages, signés par Marcel Breuer au Nord de Bayonne, vont faire l’objet d’une réhabilitation. “Si je comprends bien, dit un monsieur à son voisin, c’est une critique de l’habitat pavillonnaire…” Je me demande si je suis d’accord avec l’interprétation, mais je sens la poésie de cette fragilité têtue, de cette musique répétitive, de cette improbable rencontre entre un archétype et une singularité.
Zup de Bayonne? Officiellement, paraît-il, on dit les Hauts-de-Sainte-Croix, ou les Hauts-de-Bayonne. Mais ici, on n’a pas peur des mots, c’est la Zup. Et quand elle s’invite au Carré Bonnat, on en rajoute une couche: “Zup au carré” (Zup2), c’est le nom de cette exposition.
“Plus de trois décennies après la fin des Trente Glorieuses, que faire des grands ensembles de logements sociaux hérités de ce qu’il est convenu d’appeler le modernisme?”, se demande Françoise Fromonot dans un excellent article publié dans la dernière livraison de la revue criticat… La ville de Bayonne a choisi d’entrer en réflexion par le détour de l’art et de la culture. Belle mise en appétit!


On a l’habitude de la voir blanche.

Depuis l’autoroute, on dirait un nuage.

C’est chaud, parce qu’on est tous empilés et qu’il fait très bon!
Paroles d’habitants, extraites de l’exposition Zup au carré (Zup2), de Philippe Jacques et Karen Gerbier, au Carré Bonnat, Bayonne, jusqu’au 20 mai 2009

Publicités

From → situations

Commentaires fermés

%d blogueurs aiment cette page :